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Tôle et procédés

Les usages de l'emboutissage, de la carrosserie automobile à la boîte de conserve

Portières de voiture en tôle emboutie alignées les unes contre les autres

L'emboutissage sert à produire en série des pièces creuses ou en relief, légères et rigides, à partir de tôle. On le retrouve partout où il faut des formes répétables à grande cadence : automobile, électroménager, emballage métallique, éclairage, bâtiment, matériel électrique.

L'automobile, premier utilisateur

Une caisse en blanc est majoritairement un assemblage de pièces embouties, soudées par points. Les pièces d'aspect, comme les portes, capots, ailes et pavillons, sont formées dans de grands outils successifs sur des lignes de presses. Les pièces de structure, renforts, traverses et longerons, emploient des aciers à haute résistance formés à froid ou des aciers au bore formés à chaud. Autour de la caisse, une multitude de petites pièces sont embouties en outil progressif : supports, agrafes, chapes, carters, éléments d'échappement.

Électroménager et équipements de cuisine

Cuves de lave-linge et de lave-vaisselle, tambours, carrosseries, fours, plaques de cuisson et éviers sont emboutis, souvent en inox ou en acier revêtu. Ces pièces demandent un bel aspect, puisque l'utilisateur les voit, et une bonne tenue à la corrosion. L'évier est un cas d'école d'emboutissage profond d'un acier austénitique, qui montre l'importance de la nuance, présentée avec l'inox en tôlerie.

L'emballage métallique

Boîtes de conserve, couvercles, capsules, aérosols et canettes de boisson sont produits en très grand nombre par emboutissage. La canette en deux pièces pousse le procédé à son extrême : un godet embouti dans une tôle d'aluminium ou d'acier étamé est ensuite étiré pour amincir fortement sa paroi, à des cadences très élevées. Les couvercles à ouverture facile combinent découpe, emboutissage et rivetage dans des outils de grande précision.

Éclairage, électricité, électronique

Réflecteurs, corps de luminaires et boîtiers sont emboutis ou repoussés, selon la série. Dans le matériel électrique, l'emboutissage produit contacts, cosses, bornes, blindages et boîtiers, souvent en cuivre ou en alliages cuivreux, à grande cadence en outil progressif. Les connecteurs électroniques font appel à des outils très précis, pour des pièces de quelques millimètres. Les tôles y sont souvent fournies en feuillards étroits, prérevêtus d'étain ou d'argent, pour que la pièce sorte de l'outil prête à l'assemblage, sans traitement ultérieur.

Bâtiment, mobilier, industrie

  • Bâtiment : boîtes d'encastrement, équerres et sabots de charpente, quincaillerie, panneaux de radiateurs.
  • Mobilier et agencement : coques de sièges, piètements, éléments de rangement métallique.
  • Industrie : carters de machines, couvercles de moteurs, corps de pompes et de filtres, fonds de réservoirs.
  • Aéronautique et ferroviaire : panneaux, raidisseurs et pièces de structure en alliages légers, en séries plus limitées.

Quand une pièce mérite d'être emboutie

L'emboutissage s'impose quand trois conditions se réunissent : une forme non développable, une série suffisante pour amortir l'outil, une matière formable. Quand l'une manque, d'autres procédés prennent le relais : pliage et soudage pour une forme développable, repoussage pour une pièce de révolution en petite série, mécanosoudure pour un bâti. Le guide prototype, petite et grande série aide à situer le seuil, et la définition générale de l'emboutissage rappelle les bases du procédé.

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